« Tout oppose semble t-il l’idée de la forme et le principe sériel. L’une, la forme, veut s’accomplir en soi ; L’autre, la série, prétend à l’ouverture illimitée…Une série n’est pas une liste, la succession est potentiellement infinie. La finalité se déclare quand la fin s’accomplit. »
Marie-Claire ROPARS WEILLEUMIER in « La Forme en jeu »
« En Art où la rareté est le sexe des morts, la série est une conjuration qui joue de la jubilation et de la prolifération du vivant… Pour autant elle ne s’inscrit pas uniquement dans la volonté de répétition du même à l’identique. Elle peut aussi passer par la reproduction plus ou moins compulsive d’une forme ou d’une couleur « inventée » par l’artiste et dont il se fait une identité. Il existe par ailleurs des séries nées d’un travail solitaire et d’autres issues d’une organisation collective…On voit bien que la série n’est donc jamais simplicité et à celui qui s’y engage, elle promet non des facilités mais des complexités. Elle n’entraîne pas la quiétude mais plutôt le danger. Aussi la seule question qui vaille au regard de l’artiste qui la pratique, concerne moins les pourquoi de ses engagements que la manière dont il échappe inlassablement à ce qui le menace»
Daniel BEGARD In« Jomy, sur une certaine passion de jardinage »